Deux et trois-roues motorisés : norme Euro 4, norme Euro 5 ou tout électrique, comment s’y retrouver ?

Voilà déjà presque 3 ans que la norme Euro 4 a été officiellement instaurée pour les motocycles et cyclomoteurs. Sachant qu’il s’écoule en moyenne entre 4 et 5 ans entre chaque nouvelle législation, la norme Euro 5 devrait être actée en 2022, voire dès 2021. Les constructeurs de 2 ou 3 roues le savent et doivent dès à présent anticiper et créer des véhicules qui soient encore plus écoresponsables que les précédents… en attendant la prochaine norme qui durcira encore les règles en matière d’émissions polluantes. Certains paramètres fondamentaux doivent être pris en compte pour l’achat de votre prochain 2 ou 3 roues afin d’être sûr de pouvoir rouler avec pendant un certain nombre d’années.

Jusqu’où les dirigeants souhaitent-ils aller en matière de mobilité propre ?

Se dirige-t-on forcément vers un parc automobile totalement électrique ?

 

Un droit de rouler de plus en plus restreint au profit du droit à respirer

Les règlementations mises en place par les plus grandes villes françaises tendent à interdire petit à petit certains véhicules à essence. Au fil des mois et des années, ce ne sont plus seulement les périodes de canicule qui imposeront des réglementations strictes en matière de transports privés. La prise de conscience des collectivités et du gouvernent de l’urgence climatique des niveaux de pollution des zones urbaines est chaque jour un peu plus visible avec, notamment, la mise en place de Zones à Faibles Emissions (ZFE).

Par exemple, pour ce qui concerne les 2 et 3 roues dans la Métropole du Grand Paris à partir de 2024, seuls les véhicules Crit’Air1 (c’est-à-dire Euro 4) seront autorisés à rouler. En périodes de canicule, seuls les Euro 5 seront autorisés à rouler.

Ainsi, pour préparer un avenir désormais très proche, la seule assurance de pouvoir rouler en 2 ou 3 roues toute l’année semble être l’électrique.

 

Des normes européennes contraignantes pour les constructeurs

L’Euro 5 va coûter très cher aux constructeurs de véhicules à essence, et ce, même pour les moteurs 4 temps, car elle repose, entre autres, sur de l’électronique embarquée et des moyens de mesurer efficacement la pollution émise par le véhicule. Les consommateurs vont forcément être impactés par cette hausse des prix. Le tarif d’un deux-roues à essence répondant aux normes Euro 5 équipé d’un pot catalytique et de son électronique associée se rapprochera inévitablement du tarif d’un deux-roues électrique. Un tel impact de coût sur un cyclomoteur tend même à annoncer la fin des cyclomoteurs à essence.

Par nature, les 2 ou 3 roues électriques n’émettent pas de polluants et répondent aux exigences des normes Euro 4 et Euro 5. Si on ajoute à cela le coût d’usage d’un scooter thermique et le prix du pétrole qui flambe régulièrement… l’addition semble simple ! Le bon sens économique et les restrictions locales en périodes de canicule inciteront la plupart de nous à rouler électrique.

La politique mise en œuvre par le gouvernement en matière de bornes de recharge et de bonus/malus contribue également à l’usage de véhicules électriques 2 et 3 roues.

En conclusion, pour être certain de pouvoir rouler tous les jours de l’année et de pouvoir revendre son véhicule en toute quiétude et à sa juste valeur, il n’y qu’une seule solution sure c’est de rouler électrique dès aujourd’hui !